Wednesday - November 26, 2003

The Foggy City by the Cape

Crossing an entire continent to find a sushi bar
La ville brumeuse du côté du cap - Traverser un continent entier pour trouver un sushi bar

Yes, Cape Town! We've made it! Our destination and the sister city of San Francisco, my long-lost love. Cape town is beautiful and progressive, it's right on the ocean, and sits at the extreme base of majestic mountains that spill cauldron like fog over their sides day and night. I see body-piercing shops, sushi bars and metered taxi cabs!
I am back to the land of consumer goods, a return to my well-heeled western ways of consume and well..., why not consume some more? Cape Town has it all! Designer clothing, Rococo antiques, and even post-modernist, space furniture.
All my clothing is completely faded and has lots of holes to peep through. I am unsure what happened to my Buddhist whimperings while in the Sahara desert, but I think they got a puncture somewhere on the way here.

Pierre treats me to a teeth whitening which is ultra decadent after this past year, and we buy fresh flowers for our room. Pierre gets all the fast connections and gadgetry he's been dreaming of since the boat to Tunis, and we realize indeed, we are both hard-wired fiends of consumerism.

Cape Town becomes our home for a month. We cook in the huge kitchen every night and meet people from all over the world. I would tell you about our days, but you and us are probably doing similar things: riding escalators, talking in phone booths, paying parking meters, and other amazing things Pierre and I haven't done in so long. We even help put up a 40 foot Christmas tree in our hostel. Christmas for us is a day of storm, clouds, quiet - and I couldn't be happier. God got me a christmas present! Rain and chill. Pierre and I spend it in bed with movies because I am sick for no reason. I miss my family and friends and wish Pierre and I could have spent it in France with both our families.

New Years Eve is wondrous. We dress up, drink a hoard of red wine and other things, and hang out on the dense, crazy Long street where everyone comes to see and be seen. We meet a guy and girl on motorbikes who are leaving in a few days to travel Africa south to north, and have a few drinks with them. The girl is a continually lit fire-cracker and goes off about how the men of Iran and Yemen can kiss her ass. Her boyfriend is subdued. I suggest her and her sanity, to leave the northern, Arab part of Africa for a much later trip. We also hang out with Claudia and David, a couple from Switzerland who just finished traveling Africa like us. They are on KTMs and I am so impressed by Claudia's bravery and guts. We decide to fly over the Atlantic with them to Buenos Aires, and then perhaps travel a bit together in South America. The synchronicity of this is so Africa.

The entire night of NYE we talk with one interesting person after the next. We meet a scientist who claims to know everything science there is to know. I want to talk about Tesla, but it's obvious his chemist set is comprised of spirits, lemon twists, and double tequilas. His ego tries to make up some stuff though, which iss more entertaining than fact.

Others we meet are the homeless of Cape Town, other world travelers, and an intensely intelligent man from Zambia. Pierre and I tell him we both predict he will be a great leader of his people someday and we're serious. There is also the all-girl Catholic school graduate, the dread-locked hippie chick who is anti-abortion even in rape cases, and many many more people who gave us great conversation. I realize we've stayed up until 10 in the morning when I hear the street cleaners come to sweep away the havoc and left-over chaos. Pierre finally drags me to bed where we both pass out for the entire next day. I think.


Oui, Cape Town! On y est arrivé! Notre destination et la ville-jumelle de San Francisco. Cape Town est belle est progressive, elle est juste sur l'océan, et repose tout à la base de montagnes majestueuses qui jour et nuit déversent une brume sur les côtés comme un chaudron. Je vois des boutiques de piercings, des sushi bars et des taxis à compteur!

Je suis de retour dans le pays des biens de consommation, un retour à mes habitudes d'occidentale fortunée qui consomme et, euh... pourquoi ne pas consommer plus? Cape Town a tout ce qu'il faut! Haute couture, antiquités rococo, et même meubles de l'espace et meubles post-modernistes. Mes fringues sont toutes délavées et ont un tas de trous pour zyeuter à travers. Je ne suis pas sûre de ce qui est arrivé à mes pleurniches bouddhistes alors que je me trouvais dans le Sahara, mais je pense qu'elles se sont dégonflées quelque part sur la route en venant ici.

Pierre m'offre un blanchissage des dents, ce qui est ultra décadent après cette année passée, et nous achetons des fleurs pour notre chambre. Pierre trouve tous les gadgets et toutes les connexions dont il a rêvé depuis le bateau vers Tunis et nous réalisons que nous sommes d'irrécupérables maniaques du consumérisme.

Cape Town devient notre maison pour un mois. Nous faisons à manger dans l'énorme cuisine tous les soirs et rencontrons des gens de partout au monde. J'aimerais tout vous raconter de nos journées, mais vous faites probablement les même choses que nous: prendre les escaliers roulants, appeler dans une cabine téléphonique, payer des parcmètres, et autres choses extraordinaires que Pierre et moi n'avons pas fait depuis si longtemps. Nous avons même aidé à installer un arbre de Noël de 12 mètres de haut dans notre auberge. Noël est pour nous un jour d'orages et de nuages, tranquille - et je n'aurais pas pu être plus heureuse. Dieu m'a fait un cadeau de Noël! Pluie et froid. Pierre et moi passons la journée au lit à regarder des films parce que je suis tombée malade sans raison. Ma famille est mes amis me manquent et j'aurais bien aimé que nous ayons pu le passer en France avec nos deux familles.

Le Nouvel-An est phénoménal. Nous nous habillons, buvons une barrique de vin rouge et d'autres choses, et sortons dans la rue dense et folle de Long Street où tout le monde vient mater et se faire voir. Nous rencontrons un type et une fille en moto qui partent dans quelques jours pour traverser l'Afrique du sud au nord, et nous prenons quelques verres avec eux. La fille est un bâton de dynamite continuellement allumé et elle se déchaîne sur comment les hommes en Iran et au Yémen peuvent aller se faire voir. Son copain est plutôt soumis. Je lui suggère de garder la partie arabe au nord de l'Afrique pour un autre voyage. Nous traînons aussi avec Claudia et David, un couple de Suisses qui ont juste fini de voyager en Afrique comme nous. Ils sont sur des KTMs et je suis tellement impressionnée par le courage et les tripes qu'a Claudia. Nous décidons de prendre l'avion pour traverser l'Atlantique avec eux jusqu'à Buenos Aires, et ensuite peut-être faire un bout de chemin ensemble en Amérique du Sud. Cette synchronisation, c'est vraiment l'Afrique.

Pendant toute la nuit du Nouvel-An, nous avons discuté avec toute une suite de personnes intéressantes. Nous avons rencontré un scientifique qui prétendait savoir tout ce qu'il y a à connaître sur la science. J'essaie de parler de Tesla, mais il est clair que son kit de chimiste est composé de spiritueux, de zestes de citron, et de doubles-tequilas. Son ego essaie d'inventer des trucs, ce qui est bien plus amusant que les faits eux-mêmes.

Parmi les autres gens que nous avons rencontrés sont les sans-abris de Cape Town, d'autres voyageurs au long-cours, et un type d'une intelligence intense, venant de Zambie. Pierre et moi lui prédisons tous les deux qu'il sera un jour un grand dirigeant pour son peuple, et nous sommes sérieux. Il y a aussi la diplômée d'une école catholique pour filles; la hippie aux dread-locks qui était anti-avortement même dans les cas de viols; et plein plein d'autres gens qui nous ont donné l'occasion d'une super conversation. Je me rends compte que nous sommes restés debout jusqu'à 10 heures du matin quand j'entends les nettoyeurs dans la rue venus pour balayer le désastre et les traces du chaos. Finalement Pierre me traîne au lit où nous nous évanouissons pour la journée entière. Il me semble.


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