Sunday - January 04, 2004

Out of Africa

It never quite works the way you think it will
Au-revoir l'Afrique - Rien ne marche jamais exactement comme tu le prévois.

We are trying to get us and our bikes out of Africa, but there is only one plane that flies to Argentina from Cape Town - Malaysian Airlines. Malaysia? I don't bother asking. The only available seats in the next three months are on January 4th. We look for days trying to find something else, but nothing else exists. We even hang out at the super-deluxe yacht club trying to find a stinky, rolling-rich boat owner to give us a lift across the Atlantic, but no one offers! As for our bikes, we book them on a freight boat through a nervous little middle-man who turns out to be a big pain in the ass. This is David, Claudia and us breaking down the bikes and boxing them up for their boat cruise. It takes us all day.

So, we now say goodbye to Africa.

Africa to me was a huge pendulum swing, always in motion. At one end of the spectrum, a land of hardship and suffering, at the other, one of tremendous beauty and remarkable camaraderie. Pierre and I also were participants in this swing. One day would be tirelessly disheartening, and the next would make us feel so alive. Africa is the continent of extremes like no other.

From tip to shining tip, things work a little different in Africa. My perceptions of time and space were severely challenged, but nothing stuck me like the insights I got into the vastness of the human mind, the perceptions it can have, and sometimes it's utter need to see things in absolute ways. So true that the world never quite works the way you think it will.

The memory that will stay with me the longest is the exposed, daily life of Africans we were able to witness while riding our motorcycles across the continent. The on-going activities of the people, their way of life, their costuming, and modes of working. It is the most surreal experience I have ever had. Watching a world take place completely out in the open (not in cars, office buildings, or TV-watching homes) from dawn until nightfall right before your eyes! Everything outside in the open for your senses to absorb.

Traveling the roads of Africa is always like this. A movie set, and dream, another reality. And always there is the question mark. Everyone should have to visit this eccentric movie before it's people and their traditional lifestyles are changed forever, which is happening at an alarming rate.

Pierre expressed eloquently how we feel at the end of our 11 months in Africa. You can go read his farewell as well, its done quite well....

I doubt I will return anytime soon, but I am also sure, that Africa will affect me and teach me more about the broad spectrum of humanity than any other continent.

Africa tells the story of the world and how we treat each-other.




Nous essayons de nous sortir d'Afrique, nous et nos motos, mais il n'y a qu'un seul avion qui vole de Cape Town vers l'Argentine - Air Malaisie. Malaisie? Je ne demande même pas pourquoi. Les seules places disponibles dans les 3 mois qui viennent sont le 4 janvier. Nous essayons de trouver une autre solution pendant plusieurs jours - mais il n'y a rien d'autre. Nous sommes même allés traîner au Yacht-Club super-luxe pour essayer de trouver un gros richard puant qui pourrait nous faire traverser l'Atlantique, mais personne ne se propose! Quant à nos bécanes, nous leur réservons un passage sur un cargo par l'entremise d'un intermédiaire, un petit type tout nerveux qui se montrera être un vrai emmerdeur. Voici David, Claudia et nous démontant les motos pour les mettre dans la boite pour leur croisière. Ça nous prend toute la journée.

Donc nous disons maintenant au-revoir à l'Afrique.

L'Afrique fut pour moi comme l'oscillation d'un gigantesque pendule, toujours en mouvement. A une extrémité du spectre, une terre de peines et de souffrances, et de l'autre, une terre d'une incroyable beauté et de remarquable camaraderie. Pierre et moi participions également à cette oscillation. Un jour pouvait être totalement décourageant, et le suivant nous faisait sentir tellement vivants. Un continent d'extrêmes comme nul autre.

D'un bout à l'autre, les choses marchent un petit peu différemment en Afrique. Mes perceptions du temps et de l'espace ont été sérieusement mises à l'épreuve, mais rien ne me marqua autant que les visions que j'ai eues de l'étendue de l'esprit humain, les perceptions qu'il peut avoir et quelquefois son besoin absolu de voir les choses d'une certaine manière.Il est tellement vrai que le monde ne marche jamais exactement comme tu le prévois.

Le souvenir qui me restera le plus longtemps, c'est la vie quotidienne des Africains que nous avons pu découvrir en chevauchant nos motos à travers le continent. Les activité des gens, leur manière de vivre, comment ils s'habillent, comment ils travaillent. C'est l'expérience la plus surréelle que j'ai jamais eue.

Regarder un monde se dérouler entièrement dehors (pas dans des voitures, des immeubles de bureaux, ou des maisons avec la télé couleur) de l'aube à la nuit tombée juste devant nos yeux! Tout est dehors à l'air libre pour être absorbé par vos sens.

C'est toujours comme ça de voyager sur les routes d'Afrique. Un décor de cinéma, un rêve, une autre réalité. Et il y a toujours le point d'interrogation. Tout le monde devrait aller visiter ce film excentrique avant que ces peuples et leur modes de vie traditionnels ne soient modifiés à jamais, ce qui arrive à une allure alarmante.

Pierre a exprimé avec un peu plus d'éloquence comment nous nous sentons à la fin de nos 11 mois en Afrique. Vous pouvez aller lire son adieu aussi, il est bien écrit...

Je doute que je reviendrai bientôt, mais je suis également sûre que l'Afrique va m'affecter et m'apprendre sur le large spectre de l'humanité plus que n'importe quel autre continent.

L'Afrique raconte l'histoire du monde et comment nous nous traitons les uns les autres.



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