Thursday - November 20, 2003

The Owl House

A sister for me in South Africa
La Maison du Hibou - Ma soeur jumelle en Afrique du Sud

We are visiting the Valley of Desolation in Graaff-Reinet today. We drive our bikes up the steep switch-backs of the mountains and after a long while finally reach the top of the valley. There are no people here today which makes us happy. The Valley of Desolation is filled with the remains of old volcanic chimneys. The pillars look so frail and brittle like a gust of wind could bring them down. They are 100 yards in height and most were completely fractured top to bottom. Birds nest in every crevice and when their eerie calls bounce and echo through the valley, we could believe it was the wailing of the old chimneys.

On the way down, Pierre spots two turtles speeding across the road. We, like always, can't help ourselves and jump off our bikes to try and catch them. They are strong like bulldozers and crash through thorny bushes and cactus to get away from us. They are so uncooperative and fast we have to hold onto them, which results in my favorite picture of Pierre ever!


The next day we go back into the mountains, but much farther and deeper. We are on old pistes that take us past sheep farms, abandoned churches, and to the town where Helen Martins used to live. She was an eccentric artist and spent her later life creating the Owl House. A house that is completely covered inside and out, and ceiling to floor with her creations of stone and concrete sculptures and glass mosaics. She was eccentric to the town folk because of how introverted she was, and her insistence to spend every cent she could acquire on her art materials (even at the cost of her health). Also, because as a single woman she employed a local black man to help her with the more difficult chores like pouring concrete. In her 70s, she committed suicide due to severe arthritis and because her poor eye-sight made it impossible for her to work. Suspicious rumors and misunderstanding surrounded her. I wondered around her house alone for an hour. Her clothing, bedspreads, dishes and artist materials all still exactly where she had laid them. Pierre noticed that not one thing at her estate possessed male energy, which was absolutely true.


Every surface in her house was covered in glass of some form. Camels and owls were obviously her favorite beings, and she herself embodied many of their characteristics. Almost every sculpture was reaching out or up to the sky. Like a self portrait of her wanting to reach out, but too wary and reluctant to be able to. The entire yard looked like it was calling to God. She spent 30 years creating her Owl House, and a lifetime being alienated by the town folk. It's funny that the younger generations of the same town folk who ostracized her, are now making quite a trade off her.

It began to rain so we took coffee at a farm cottage owned by an old woman and a beautiful Border Collie who was full of love - but a little stinky from the rain. The woman and her husband had been educated throughout the world, but somehow wound up here in the tiny village of Nieu Bethesda. It's surprising the engrossing, almost eccentric people you can find in the most remote areas. Sometimes the most interesting people of all...

We rode home through the mountains in the rain. Treading up steep hills of slippery mud completely nerve racks my nubby nerves, but the dark, rolling clouds and intense colors of the stormy landscape made it more than worth any discomfort I could feel.



Aujourd'hui nous sommes à Graaf-Reinet pour visiter la Vallée de la Désolation. Nous chevauchons nos bécanes à travers les montagnes et les épingles-à-cheveux bien raides pour finalement arriver à la vallée. Il n'y personne ici aujourd'hui, ce qui nous plaît bien. La Vallée de la Désolation est remplie des restes de vieilles cheminées volcaniques. Les piliers ont l'air si frêles et cassants qu'un coup de vent pourrait les faire tomber. Ils font 100 mètres de haut et la majorité sont complètement fracturés de haut en bas. Les oiseaux font leurs nids dans chaque crevasse et quand leurs cris inquiétants rebondissent et résonnent à travers la vallée, nous pourrions croire que ce sont les vieilles cheminées qui gémissent.

Sur la redescente, Pierre remarque deux tortues qui traversent la route à toute vitesse. Comme toujours, nous ne pouvons pas nous empêcher de sauter de nos motos pour essayer de les attraper. Elles sont costaudes comme des bulldozers et creusent à travers les épineux et les cactus pour nous échapper. Elles ne sont pas très coopératives et nous devons les tenir bien serrées, ce qui résulte en cette photo de Pierre, ma préférée de toutes!


Le jour suivant, nous retournons dans les montagnes mais beaucoup plus loin et plus profondément. Nous sommes sur de vieilles pistes qui nous conduisent à travers des élevages de moutons et des églises abandonnées, jusqu'au village où vivait Helen Martins. Elle était une artiste excentrique et a passé la dernière partie de sa vie à créer la Maison du Hibou. Une maison qui est presque entièrement couverte dedans comme dehors, et du sol au plafond, de ses créations, sculptures de pierre et de béton et mosaïques de verre. Elle semblait excentrique pour les gens du coin parce qu'elle était tellement introvertie, et insistait pour dépenser chaque centime qu'elle possédait en matériaux pour son art (même au prix de sa santé). En plus, parce qu'elle était seule, elle avait embauché un gars noir du coin pour l'aider avec les taches les plus difficiles comme la préparation du béton. A 70 ans passés, elle s'est suicidée parce qu'une sévère arthrite et une faible vue l'empêchait de continuer à travailler. Elle était enveloppée d'incompréhension et de rumeurs suspectes. Je me suis promenée seule dans sa maison pendant une heure. Ses habits, les couvre-lits, les plats et le matériel d'artiste étaient tous exactement où elles les avait laissés. Pierre a remarqué que pas une seule chose sur la propriété ne possédait d'énergie mâle.


Chaque surface de sa maison était couverte de verre sous une forme ou une autre. Les chameaux et les hiboux étaient à l'évidence ses êtres préférés, et elle personnalisait elle-même bon nombre de leurs caractéristiques. Presque toutes les sculptures étendait les bras au ciel. Comme un portrait d'elle qui voulait communiquer, mais était trop peu disposée ou trop méfiante pour en être capable. Le jardin entier semblait implorer Dieu. Elle a passé 30 ans à créer sa Maison du Hibou et une vie entière à être rejetée par les gens du coin. C'est marrant de voir comme les plus jeunes générations de ces mêmes gens du coin qui l'avaient bannie sont maintenant en train de faire de bonnes affaires sur son dos.

Il a commencé à pleuvoir donc nous sommes allés prendre le café dans un joli cottage appartenant à une vieille dame et son superbe Border Colley plein d'amour, mais qui puait un peu à cause de la pluie. Elle et son mari ont étudié à travers le monde, mais ont fini dans le petit village de Nieu Bethesda. C'est étonnant comme on peut rencontrer des gens fascinants, presque excentriques, dans les endroits reculés. Quelquefois les gens les plus intéressants de tous...

Nous sommes rentrés à la maison à travers les montagnes et sous la pluie. Avancer sur des côtes bien raides couvertes de boue glissante m'a mis les nerfs à vif, mais les gros nuages noirs et les couleurs intenses du paysage sous l'orage valaient bien le manque de confort.

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