Saturday - November 15, 2003

Go Yankees!

Delicatessen in red-necks town
Allez les Bleus! - Délicatessen chez les péquenots

The dunes are intensely orange, immortally wild, and ever-changing. They're shaped like a woman and can reach 1,000 feet high. They are older than all the people living on earth combined, and they beg to be climbed with bare feet. Pierre and I, along with a French guy we met, decide to climb to the very top of a huge one early one morning. This turned out to be smart because by 8 a.m. the wind became so strong no one else could see or make it up. While climbing, we have to travel along the spine of the dune. When I bend down on the left side of the dune, it is violently windy but on the immediate other side, it becomes completely quiet and still. 20 minutes into our climb and 1/2 way up the dune, I jump off the side and run all the way to the bottom and then start my climb all over again. Pierre says, "Honey, you are so crazy". I waited until that night to tell him,... that I had dropped the camera lens and it rolled all the way to the bottom.
What a dork.

After a few days with the dunes, we load our life onto the bikes and anxiously go toward the south where cooler weather awaits us. Today while driving to Karasburg we encounter red-neck town. Sheeps stuffed in cars, and people who assume just because we are white, we think like them and so they blab to us about how the blacks don't appreciate all the whites have done for them. In the evening we spoke to a few of the town folk who run the local hotel. Nice, kind people (if you're white), but because of their on-going racist talk, ear-deafening TV, and scary meat locker, there is always that tinge of doubt I feel on the back of my neck telling me they are going to hack me up and do bad things with my pieces. So, I keep my mouth shut except to randomly blurt out, "Go Yankees" ever-so-often so as to insure our safe nights sleep.

We quickly leave the next day and travel over flat, barren landscapes of desert and brush. There are violent twisters reaching easily one mile high into the sky. They form and disappear right in front of us, both in our periphery, and far in the distance. Today I count 50 of these sand tornadoes. They are scary and seem to have a conscious intent. Sometimes they give birth to themselves 50 feet away from us as we drive, at other times we see them a mile off racing for the road, and us.

We sweep out of Namibia on November 17th after nearly 3 weeks.


Les dunes sont intensément oranges, immortellement sauvages et toujours changeantes. Elles ont les formes d'une femme et peuvent atteindre 400 mètres de haut. Elles sont plus vieilles que tous les gens vivant sur terre ensemble, et elles supplient qu'on les grimpe pieds-nus. Pierre et moi, avec un Français que nous avons rencontré, décidons d'en gravir une énorme jusqu'au sommet tôt le matin. C'était une bonne idée parce qu'à 8 heures le matin, le vent est devenu tellement fort que personne ne pouvait voir quoique ce soit et rejoindre le sommet. Pour grimper, nous devons marcher le long de l'épine dorsale de la dune. Quand je me penche du côté gauche de la dune, il y a un vent violent mais juste de l'autre côté, tout est complètement calme et immobile. Après 20 minutes de grimpe et seulement à mi-hauteur, je saute sur le côté et cours tout en bas et recommence à grimper. Pierre me dit "T'es cinglée, chérie". J'ai attendu le soir pour lui dire, quelle idiote..., que j'avais laissé échapper la lentille de l'appareil-photo et qu'elle avait roulé tout en bas.

Après quelques jours avec les dunes, nous rechargeons notre vie sur les motos et nous dirigeons avec impatience vers le sud où nous attend un climat moins torride. Aujourd'hui alors que nous roulons vers Karasburg, nous tombons sur la ville des péquenots. Les moutons entassés dans les voitures, et le gens qui assument que juste parce que nous sommes blancs, nous pensons comme eux et donc ils nous rabâchent combien les noirs n'ont pas reconnaissance pour tout ce que les blancs ont fait pour eux. Le soir, nous parlons avec quelques uns des villageois qui tiennent l'hôtel du coin. Des gens sympa et gentils (si vous êtes blancs), mais à cause de leur discours continuellement raciste, de leur télé à éclater les tympans, et de leur horrible frigo à viande, il y a toujours cette once de doute que j'ai derrière la tête me disant qu'ils vont me tailler en tranches et faire un triste sort à mes morceaux. Donc je me ferme le clapet sauf pour laisser échapper au hasard un "Allez les Bleus" de temps en temps de manière à nous assurer une nuit de sommeil en toute sécurité.

Nous partons rapidement le jour suivant et traversons des paysages nus et plats de désert et de broussaille. Il y a de violentes tornades atteignant facilement plus d'un kilomètre dans les airs. Elles se forment et disparaissent devant nous, dans notre périphérie et au loin. Aujourd'hui j'ai compté 50 de ces tornades de sable. Elles font peur et semblent être malintentionnées. Quelquefois elles semblent se donner naissance à 20 mètres devant nous alors que nous conduisons, et d'autres fois nous les voyons à un kilomètre de distance foncer vers la route, et vers nous.

Nous quittons la Namibie le 17 novembre après presque 3 semaines.


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