Monday - July 21, 2003

Say Good-bye To Ethiopia

Need a Gun? Ask a Cop
Au-revoir l'Ethiopie - Besoin d'un flingue? Demande aux flics

We left Addis Ababa after a much too long stay (5 weeks). Our hosts in Addis looked like Don King and Rodney Dangerfield, and though the restaurant attached to our bungalow had sexy girl dancers with loud disco music 4 nights a week, too much of a good thing takes its eventual toll.

We rode south to Lake Langano to do some bird watching. Ethiopia has over 400 species, the second highest number in all of Africa. As soon as we arrived to the lake, we see Toucans, Yellow Weavers (birds that weave upside-down nests), an eagle, and many many more weirdo looking cranes, hummingbirds and birds of prey. We hired a civilian guide (a 60 years old man who rode behind Pierre) and took a tour of the Pelican and Flamingo reserves. As soon as we got to the park he said, "I don't like this place, I am going to get a gun". Up he trotted to the police station and returned with a large rifle. You know, if you need a gun, just ask the cops. We have seen men all along our trip strolling through town with AK47s and other rifles hanging lose from their shoulders. I want to see a chic, a big woman in a 'bou-bou' (big puffy colorful dress) with one, oh the joy.
Anyway, we go to the reserve and see the birdies, and then return to our cabin just in time to witness a marriage taking place on the beach. It is the saddest bride we have ever seen. She was in florescent green, young and pretty and almost in tears. Next to her was an old, frowny, harsh looking man that looked like her grandfather. Pierre noticed with the exception of the bride's maids, there were only men at the ceremony. We hung out and watched and then ate dinner in the same area as the party, and not once did the bride and groom look at, or say one thing to one another. I pitied her for her night to come, for her rest-of-her-life. I can't imagine being harangued into an arranged marriage. How does she keep from going bonkers? I would for sure go to the nut-house, but I am guessing that she tells herself that it is God's will. That it is the life God intended for her. We see that this is the most common rationalizing here for the dire and unwanted circumstances people find themselves in. The fact is, young girls (sometimes as young as 13) being sold into marriage is a form of slavery and legalized rape, especially in an educated society.Atrocious.

We spent several days here and find south Ethiopia so beautiful, lush and extraordinary. The people are all in the streets laughing and working, the landscapes are thick and green, and no one would guess from a simple snapshot that this is Ethiopia, the country known world-wide for it's famine and poverty.

Our motorcycles are still in excellent condition. Nothing other than upkeep maintenance has been needed, and they are like our ponies carrying us each day farther along our journey. Riding is meditative, and a good way to observe one's mind. The mind is like the ocean sort of. Tide comes in, goes out, sometimes it leaves beauty, sometimes trash and toxic waste. Everyday I ride, the mind has something new to share, and as always, the hardest thing, impossible really, is to turn it off. Bastard.

We travel towards the border to Kenya, on piste and through marshes. It has just rained so the path is awash with water holes. We see Marabou Stork, hawks and pelicans, barefoot kids selling fish as big as they are, lorries carrying 50 men on top, and pristine clouds that protect us from the irritating sun. We stop to talk to a 14-year old boy who is guarding a bridge with a big rifle. Pierre asks him for a picture and he is so proud to pose. I see a girl with a backpack made out of a goat skin. The body has been filled with water, and the goat's feet have been tied in knots to make straps like a backpack. I really really wanted that backpack which was the essence of no waste and recycle. Everyone happy and busy, villages still of filled with mud huts and bridges made out of nothing more than large branches with aluminum plates thrown over them. We stay in a town called Yavello and walk to dinner with a young boy. He tells us how the Muslims bicker so much amongst themselves and about his conversion to Christianity. He says (which is true many places) that the Saudis come with all their money and build 'superior', over-the-top mosques, and then impose their strict form of Muslim on the locals. Locals convert, many believe, because of the show of wealth.

Our hotel room was, uh, a little scary. I sent Pierre to the outhouse (known here as The Long Drop) to inspect it. He came back with a sorry report, and so I peed in a cup and threw it out back. Sleep was had, the morning came, and we left for Kenya!!!


Nous avons quitté Addis Abeba après un arrêt bien trop long (5 semaines). Nos hôtes à Addis ressemblaient à Don King et Rodney Dangerfield (deux vieux blacks américains du milieu de la boxe et du spectacle avec des têtes pas croyables), et même si le restaurant attaché à notre bungalow présentait des danceuses sexy sur fond de musique disco à plein volume 4 soirs par semaine, il ne faut pas abuser des bonnes choses.

Nous conduisons vers le sud jusqu'au Lac Langano pour aller voir les oiseaux. L'Ethiopie en a plus 400 espèces, le 2ème plus grand nombre en Afrique. Dès que nous arrivons au lac, nous voyons des toucans, des tisserands-jaunes (qui tissent leur nid la tête en bas), un aigle et plein plein de hérons bizarres, des oiseaux-mouches et des oiseaux de proie. Nous embauchons un garde (un simple civil de 60 ans qui enfource la moto derrière Pierre) et partons faire un tour des réserves de flamands et de pélicans. Aussitôt que nous arrivons au parc, il sort "Je n'aime pas cet endroit, je vais chercher un flingue". Il trotte jusqu'au poste de police et revient avec un gros fusil. Facile, si tu as besoin d'un flingue, il suffit de demander aux flics. Tout au long de notre voyage en Ethiopie, nous avons vu des hommes se baladant en ville avec des kalachnikovs ou d'autres armes nonchalemment posées sur les épaules. Qu'est-ce que j'aimerais voir une grosse bonne femme en boubou avec un de ces flingues, oh la joie!
Bon, nous allons à la réserve voir les piafs, et retournons à notre cabane juste à temps pour trouver un mariage qui se déroule sur la plage. C'est la plus triste mariée que nous ayons jamais vu. Elle est en vert fluo, jeune et belle et presque en larmes. A côté d'elle se trouve un vieux type sévère fronçant les sourcils et qui aurait pu être son grand-père. Pierre et moi remarquons qu'à part les filles d'honneur de la mariée, il n'y a que des hommes à la cérémonie. Nous traînons autour puis prenons le dîner à proximité de la fête. Pas une seule fois la mariée et le marié ne se sont regardés ou échangé une parole. J'avais pitié pour elle, pour la nuit à venir et pour le restant de sa vie. Je ne peux pas imaginer être traînée dans un mariage arrangé. Comment fait-elle pour ne pas tourner fada? Je suis sûre que j'irais droit à l'asile, mais d'après moi elle doit se dire que c'est la volonté de Dieu. Que c'est la vie que Dieu a choisi pour elle. Nous voyons ici que c'est le moyen le plus courant de rationaliser les choses lors des situations les plus difficiles et inattendues dans lesquelles les gens se trouvent. Le fait est que des jeunes filles (quelquefois même à 13 ans) qui sont vendues en mariage ne sont qu'une forme d'esclavage et de viol légalisé, surtout dans un milieu éduqué. Atroce.

Nous avons passé plusieurs jours ici et trouvons le sud de l'Ethiopie tellement beau, vert et extraordinaire. Les gens sont tous dans la rue et rient et travaillent; les paysages sont verts et riches, et personne ne croirait sur une simple photo que c'est l'Ethiopie, le pays connu dans le monde entier pour sa famine et pauvreté.

Nos motos sont toujours en excellente condition. Rien d'autre que la maintenance de base n'a été nécessaire, et elles sont comme nos étalons qui nous emmènent tous les jours plus loin dans notre périple. Conduire est méditatif, et un bon moyen d'observer sa pensée. L'esprit est un peu comme l'océan. Une vague arrive et se retire, quelquefois elle laisse beauté, quelquefois ordures et dépôts toxiques. Tous les jours que je conduis, l'esprit a quelque chose de neuf à partager, et comme toujours la chose la plus dure - impossible vraiment - c'est d'éteindre ça. Enfoiré.

Nous avançons vers la frontière avec le Kenya, sur piste et à travers des marais. Il a juste plu et le chemin est plein de trous d'eau. Nous voyons des marabouts, des buses et des pélicans; des gamins pieds nus qui vendent des poissons aussi gros qu'eux; des camions qui transportent 50 personnes sur le toit, et des nuages immaculés qui nous protègent du soleil qui tape sur les nerfs. Nous nous arrêtons pour parler à un gamin de 14 ans qui garde un pont avec un gros fusil. Pierre lui demande s'il peut prendre une photo et il pose fièrement. Je vois une fille avec un sac à dos fait d'une peau de chèvre. Le corps est rempli d'eau, et les pieds de la chèvre ont été liés par des noeuds pour faire comme les bretelles d'un sac à dos. Je voulais vraiment avoir ce sac à dos. L'essence-même de l'anti-gaspi et du recyclage. Tout le monde est heureux et occupé, les villages sont encore faits de huttes de terre, et les ponts de rien d'autre que de larges branches avec des plaques d'aluminium jetées dessus. Nous restons dans un village appelé Yavello et allons dîner avec un jeune homme. Il nous raconte comme les Musulmans se disputent entre eux, et nous explique sa conversion au Christianisme. Il explique (ce qui est vrai en de nombreux endroits) que les Saoudiens viennent avec tout leur argent et construisent des mosquées énormes, et ensuite imposent leur forme la plus stricte de l'Islam aux autochtones. Beaucoup de villageois se convertissent à cause de l'étalage de richesses.

Notre chambre d'hôtel était, hum, un peu effrayante. J'ai envoyé Pierre aux gogues (connues ici comme étant du type Longue Chute) pour inspecter les lieux. Il est revenu avec un rapport calamiteux, et j'ai donc pissé dans une coupelle et l'ai jetée derrière. Nous avons dormi, le matin est arrivé, et nous sommes partis pour le Kenya!

To send your private comments by email: click here
Pour envoyer vos commentaires privés par email: cliquez ici