Saturday - April 05, 2003

The hallmarks of a good businessman

He who can out-wait, gets the cash
Les signes du bon homme d'affaire - A qui sait attendre tombe le pèze

Niamey, Niger


We've arrived in Niamey, the capital and big city of Niger. It's so cool to be back in a big city. The markets are crammed with people, taxis, rickety stands, and the people stayed up and out all-night long talking, cooking, playing cards, etc. We entertain packs of kids and shop daily for fruits and bread.
Yesterday we went out on the make for DVDs to watch on our computer. The only ones in Niger are pirated copies. The stand owner assured us we could return them if they didnt work, which they didnt, but the next day when we returned, he refused to pay and so the battle began. I undersand that in Africa, the person who usually wins is the one with the most patience. So, Pierre and I decided to make an afternoon of it. The guy refused all reasoning, and kept trying to get Pierre to take music we'd never heard of. "We explained to him he wouldnt take Barbara Striesand for a trade in the same way we weren't interested in taking M.C. Lil' BowWow (a 9 yr old rapper) as a trade. He then tried to get Piere to look at his porn collection. Pierre yells at me,"Honey, do you want some porn?!" The crowd that had gathered laughed. Some of the crowd got in on it and we went round and round for over 2 hours. Finally he said "come back tomorrow and I will have your money". We came back and the entire debate started again. Out comes Lil' BowWow, out comes the pornography. Finally Pierre lets him keep all his profit and the tapes, and collects most the original price. No lawyers, no punches, just people repeating themselves 2000 times until someone wears out. It was fun and no bad blood. The business of the intelligent man.
We also got to visit with Pierre's Uncle Jacques. I love Jacque. He is exceptionally present and a genuine humanitarian through and through. He has his PhD in Sociology and was in Niger to teach community leaders how to communicate better with their people and farmers. He is especially concerned with deforestation in Niger. He took us to lunch at The Grand Hotel, and then out to eat that night at Le Pilier. I don't think there were 2 better places to eat in all of Niamey (pop. 700,000), and if he had any idea what heaven is, then he would know what I felt. For me, the three most decadent things in Africa are: a day below 95 degrees, a clean bathroom, and yum-food that I can gorge on. It was the best meals we've had during our entire trip. Thank you Jacque.

Niamey has cops that like to talk. They pull us over and say,"You're too slow; your headlight is on; you're too close to the side of the road; you did this, you did that, but oh, your motorcycles blah blah", or " where do you come from blah blah." We don't mind and enjoy the occassional chat, until it happens 6 times within a few days. Pierre lost his ever present cool. He had all he could stands and he can'ts stands no more, and verbally lunged at the cop about pulling us over."We are sick of being pulled over, you pull us over because we are tourists? because we are white? why do you keep stopping us?!" The cop and he had fisticuffs for 20 minutes, but by the end they were buddies and shaking hands. Pierre asked to pay the fine directly to him so we wouldn't have to go to city hall tomorrow. Of course this meant a night out for the boys and the offer was openly accepted.
There are never hard rules here. Its quite fun and alhough it is ever frustrating that I can't fully participate due to the language barrier, I wait patiently to get to English speaking countries and in the meanwhile fill my brains full of Français.


Nous sommes partis pour Niamey, la capitale et la grande ville du Niger. C'est vraiment cool de se retrouver dans une grande ville. Les marchés sont pleins à craquer, les taxis, les stands bancaux, et les gens debout toute la nuit à parler, cuisiner, jouer aux cartes, etc. Nous sommes la distraction de hordes de gosses et nous faisons les courses tous les jours pour de pain ou des fruits.
Un jour, nous sommes allés à la recherche de DVDs pour regarder sur l'ordinateur. Les seuls qu'on trouve au Niger sont des copies pirates. Le boutiquier nous assure qu'on peut les ramener s'ils ne marchent pas, ce qui est le cas, et le jour suivant quand nous revenons, il refuse de payer et la bataille commence. Je comprends qu'en Afrique la personne qui gagne est d'habitude celle qui montre le plus de patience. Donc Pierre et moi décidons d'y passer l'après-midi. Le type refuse toute explication, et insiste pour que Pierre prenne à la place des CDs de musique dont nous n'avons jamais entendu parler. Nous lui expliquons que nous ne prendrons pas Barbara Streisand, pas plus que nous ne sommes intéressés par MC Lil'BowWow (un rappeur de 9 ans) en échange. Il essaie alors de montrer à Pierre sa collection de porno. Pierre me lance bien fort "Chérie, est-ce que tu veux du porno?!". La foule se marre. Quelques marauds rentrent en scène et nous tournons en rond pendant plus de 2 heures. Finalement, ils sort "Revenez demain et j'aurais votre argent". Nous revenons et la discussion repart depuis le début. A nouveau Lil'BowWow, à nouveau les pornos. Finalement Pierre lui laisse son bénef et les disques et récupère la majeure partie du prix original. Pas d'avocats, pas de coups de poing, juste des gens qui se répètent 2000 fois jusqu'à ce que l'un craque. C'était marrant et sans effusion de sang. Le commerce de l'homme intelligent.
Nous avons aussi rendu visite à Jacques, l'oncle de Pierre. J'adore Jacques. Il est exceptionnellement présent, et un vrai humanitaire dans l'âme. Il a un doctorat en sociologie et se trouve au Niger pour enseigner aux dirigeants de communautés comment mieux communiquer avec leurs gens et leurs fermiers. Il s'occupe particulièrement de la déforestation au Niger. Il nous emmène déjeuner au Grand Hotel, puis à dîner le même jour au Pilier. Je ne pense pas qu'il y ait de meilleurs endroits pour manger de tout Niamey (700.000 habitants), et s'il a quelque idée de ce qu'est le paradis, il sait ce que j'ai ressenti. Selon moi, les trois choses les plus décadentes en Afrique sont un jour en-dessous de 35 degrès, des toilettes propres, et un bonne bouffe dont je puisse m'empiffrer. C'était le meilleur repas de tout le voyage.

Niamey a des flics qui aiment la causette. Ils nous arrêtent et nous disent "Vous êtes trop lents; votre phare est allumé; vous êtes trop proches du bord de la route; vous avez fait ci, vous avez fait ça; mais, oh, vos motos blablabla" ou "d'où venez-vous? blablabla". Ça ne nous dérange pas et nous apprécions l'occasion d'une discussion, jusqu'à ce que ça arrive 6 fois par jour. Pierre perd son flegme. Il a assez donné et en a assez, et répond brusquement au flic qui nous arrête "Nous en avons marre d'être arrêtés, vous nous arrêtez parce que nous sommes des touristes? Parce que nous sommes blancs? Pour quoi vous nous arrêtez tout le temps?" Le flic et lui ont des échanges un peu verts pendant 20 minutes, mais à la fin ils sont potes et se serrent la main. Pierre a demandé à lui payer directement l'amende pour que n'ayions pas à aller au commissariat le lendemain. Bien sûr, ça signifie une nuit bien arrosée pour les gars, et l'offre fut aussitôt acceptée.
Il n'y a jamais de règles figées ici. C'est vraiment marrant, et quand bien même il est frustrant pour moi que je ne puisse participer à cause de la langue, j'attends patiemment d'entrer dans les pays anglophones et entre-temps je me remplis la cervelle de français.


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