Sunday - February 29, 2004

Penguins in the sun

...and flamingos in the blizzard
Pingouins au soleil... et flamands dans le blizzard

We arrive in Peninsula Valdes to see the penguin colony, the sealions, visit an old Welsh settlement and hopefully scuba dive. We are staying in a camp site where local people live in trailers, and the backpackers all seem to get things stolen. The Spanish speakers here like to talk loud, play their radios loud, and make loud expressions with their face when they talk. Here too, I find the first of many greyhounds. (I had a greyhound named Pius and loved him so much I thought he was my son). This greyhound is a stray, I caress him, he follows us and winds up giving us problems all night. "Thats it!" Pierre explodes and flails about, "No more adopting stray dogs and dragging them home with us Merritt!". Its true. What a sucker, what a pushover - I must end my addiction to mangy and deranged animals.

The next day we take our bikes on pistes around the park and at one stop see Armadillos running all over. Pierre tricks one and catches him! They look like hairy, tank-Pigs!!



We are driving everyday down the east coast trying to make it to Ushuaia. It gets increasingly cold, windy and rainy. One day we ride all day in high winds and rain, and have to constantly stop to press our hands around the motorcycle engines to keep from freezing to death. Its miserable. I realize today, that women's evolution did not include gaining the logistics for peeing outside in the wind. Pierre takes out the thermometer and the temperature is almost at freezing point. I am having bloody daydreams of falling under semi trucks as we pass them, and all kinds of gruesome drama I won't share with you. The only thing that takes my mind off of this is when I see a lake full of pink flamingos. I stare and stare and know I am hallucinating. Then I see one flying in the sky. Flamingos in the south of Argentina in sub zero climate?!!? Two days ago, we visited a park where a million penguins run around in the baking sun. What a queer and eccentric land...


The Pengino colony we visit is over a million penginos strong. We get off our motorcycles and go walk around with them. I grab one and he feels like a rubber tire. At a distance, they seem like a colony of armless people. Strolling to town, the beach, or with each-other. Having conversations and visiting. We laugh to death at their funny expressions and people-like quality. A posted sign warns that many penguins are dying from oil spills and run offs from tankers. The oil mattes their feathers to their skin which destroys the air layer which keeps them warm. They can then no longer swim in the freezing waters and are left to starve on land, a death that is slow and painful. There was other information about human's impact on the environment. One of which says that in 30 years a third of all species will be extinct if we continue to consume like we are today. Why don't people care about this? If they did wouldn't they change? Wouldn't you change? Why don't we question our consumption, mode of travel, and where our food comes from? We are "Fast, Cheap and Out Of Control"


Pierre put on his penguin costume. They adopted him as one of their own.


Nous arrivons à la Péninsule Valdès pour voir la colonie de pingouins, les lions de mer, visiter une vieille implantation de colons du Pays de Galles, et avec un peu de chance faire de la plongée. Nous campons dans un terrain où les autochtones vivent dans des caravanes, et les routards semblent tous s'y faire voler des affaires. Les hispanophones ici aiment parler fort, mettre la radio fort, et font de fortes grimaces quand ils parlent. Ici aussi, je vois le premier de toute une série de lévriers (j'ai eu un greyhound, une race de lévriers, appelé Pius que j'ai tellement aimé que je le prenais pour mon fils). Ce lévrier est un chien abandonné, je le carresse, il nous suit et finit pas nous causer toutes sortes de problèmes toute la nuit. "Ça suffit!" Pierre explose et tranche, "Merritt, fini les adoptions de chiens abandonnés qu'on ramène à la maison!". C'est vrai. Quelle idiote, quelle mauviette - je dois en finir avec mon addiction pour les animaux galeux et dérangés.

Le jour suivant, nous emmenons nos motos sur des pistes autour du parc et à un moment voyons des tatous courir partout. Pierre arrive à en feinter un et à l'attraper! Ils ont l'air de petits tanks et sont poilus comme des cochons!



Nous conduisons tous les jours le long de la côte Est pour essayer de rejoindre Ushuaia. Il fait de plus en plus froid, il pleut et ça souffle. Un jour, nous conduisons toute la journée sous la pluie par vent fort, et nous devons constamment nous arrêter pour presser nos mains contre les moteurs pour éviter de geler à mort. C'est la misère. Je réalise aujourd'hui que l'évolution des femmes n'a pas inclus le développement d'une logistique pour pisser dehors par grand vent. Pierre sort le thermomètre, il gèle presque. Je fais des rêves sanglants de passage sous un semi-remorque quand nous les doublons, et toutes sortes de drames affreux que je vous épargnerai. La seule chose qui me distraie de tout ceci, c'est de voir un lac plein de flamands roses. Je regarde et regarde et je sais que j'hallucine. Et alors j'en vois un s'envoler dans le ciel. Des flamands roses dans le sud de l'Argentine par climat glaciaire?!? Il y a deux jours, nous visitions un parc où un million de pingouins couraient partout sous un soleil brûlant. Quel drôle de pays...


La colonie de pingouins que nous visitons rassemble un million de "pinguinos". Nous descendons de nos motos et marchons aux alentours avec eux. J'en attrape un et il a le toucher d'un pneu. Vus de loin, ils font penser à une colonie de petits humains inoffensifs. Se baladant en ville, à la plage, ou l'un avec l'autre. Tenant des conversations et de rendant visite. Nous rions comme des tordus à voir leurs expressions et se tenir comme des petites personnes. Un panneau explique que beaucoup de pingouins meurent des nappes de pétrole et du dégazage des pétroliers. Le pétrole leur colle les plumes à la peau, ce qui détruit la couche d'air qui leur tient chaud. Ils ne peuvent plus nager dans les eaux glaciales et meurent de faim sur la côte, une mort lente et pénible. Il y avait aussi d'autres informations sur l'impact des humains sur l'environnement. L'une disait que dans 30 ans, un tiers des espèces vivantes seront éteintes si nous continuons à consommer comme nous le faisons aujourd'hui. Pourquoi est-ce que les gens s'en fichent? S'ils ne s'en fichaient pas, ils changeraient, non? Vous ne changeriez pas, vous? Pourquoi est-ce que nous ne remettons pas en cause nos modes de consommation, de transport et de nourriture? Nous sommes "Fast, Cheap and Out Of Control" [du nom d'un documentaire américain: "A fond la caisse, pas cher et sans aucun contrôle"]


Pierre a enfilé son costume de pingouin. Ils l'ont adopté comme l'un des leurs.

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