Thursday - July 08, 2004

Uyuni

Uyunique in the world
Uyunique au monde

We leave Cochabamba for a 2-day journey with Rodrigo and his kids, Maya and Tupac, towards Uyuni. Uyuni is where the largest salt flats on the planet exist! As we leave the city, we drive further and further into the remote mountains and the villages of the native Indians. Their traditions of agriculture, carpentry, and community haven't changed much in 100 years, and many of the typical mud and stone homes we see are high in the mountains and accessible only by narrow walking paths. Farmer's fields are plowed into the sides of the mountains from top to bottom - a colorful patchwork of rectangles lying at angles of 35 degrees! They seem randomly placed, but are in fact only in areas that are safe from the torrent winds.

500 years of wear, tear, and faith
Each village we pass has at least one beautiful church. Most are dilapidated and look abandoned, but in fact, they are the villager's main churches. We finally stop at one to explore, and an old man walks up and tells us it is 400 years old, and that the one in the last town we passed is the oldest in Bolivia, dating more than 450 years. Always the church is the biggest and most important of all buildings in the villages.

Shark-infested??????
We arrive late in Challapata, and night falls to a chiller-diller, break-neck cold. An oompah loompah band of off-key trumpets and sousaphones plays in the distance, echoing out through the night cold. The thin, frigid air makes the sounds of the instruments crisp and seem so near. The rooms at our hotel opens onto a balcony. The first room smells like a cat's urine box, so we move to the last room. After unpacking, we discover the outdoor bathrooms which are so ill-in-nature and foul smelling that we complain, and then wait 30 minutes while the man cleans them. The man seems put-out by our hygienic request. I imagine him thinking, "It's a bathroom!, what do they expect them to smell like?" For dinner we are starving, but our moo-moo is sliced a millimeter thin, and is fried to its second death. All this and subzero temperatures is enough to drive a person out into the street to buy a jig of whiskey, which is just what we did.

Lady of fashion
The second day of travel is 200 kilometers of magnificent, remote piste. Dried mud-ruts carved deep in the earth, patches of sand, steep mountains of shale and red desert paths mark our way as we undertake a 8 hour day of off-road riding. We cross several rivers, one of which is 1/4 mile long, and see herds of llamas with pink pom-poms dangling from their ears. Near the end we hit deep corrugations, which can age your knees 10 years in 10 miles, and I climb off my bike several times to moan and spasm around on the ground like a salt-slug. Other than this, the greatest thing has been that we have seen only 2 cars the entire day. As night falls, we finally reach Uyuni and go in search of a new home, err hotel.

We both love Uyuni, but can barely bare the cold. One day, we take our bikes out onto the salar, the largest salt flats in the world, covering a distance of 6000 sq. miles. Part of the flats are underwater, while the dry surfaces form hexagonal shapes. Pierre and I both feel on another planet as we explore and race our bikes with our eyes closed. We also visit the salt hotel. Walls, floors, beds, tables, bars and even the ceilings are made completely out of salt. Pierre asks, "Donde esta el hotel pimienta?" ("where's the pepper hotel"), but the Indian family just stares at him blankly. With certitude, Pierre asks a few more locals, but no one gets it. They just stare like to say, "There's a pepper hotel too? Where?"

6 layers of sheep
We are at 12,500 ft and during all the days, the sky has NO clouds, not a single one ever - Just total electric blue. At night it drops to 12 below freezing and the door of our cabin has cracks and holes in it, making it impossible to stay warm. In the mornings when I awake, I am still wearing gloves, scarf and my wool cap, Pierre is wrapped around me, the sheets are hard, our deodorant is frozen, and our cameras don't work because it's too cold for batteries. Our beds boast (count 'em) 6 blankets per bed. Water from the tap is 2 degrees above freezing and infringes on my hygiene and overall bathing habits. Toes and fingers are always too cold, and I think of Hazzelrah, the rabbit in Watership Down, who observed," Human beings say they like the winter, but they kid themselves. They like winter as long as they can escape it"

This morning I am awaken by Pierre's brain. Sometimes I swear I can hear it thinking, and its noise fills the room.

Nous quittons Cochabamba pour un trajet de 2 jours avec Rodrigo et ses enfants, Maya et Tupac, vers Uyuni. Uyuni, c'est là que se trouve le plus grand lac salé au monde! Nous quittons la ville et nous enfonçons de plus en plus dans les montagnes et les villages indiens. Les traditions en agriculture, charpenterie ou communauté n'ont pas bien changé en 100 ans. Bon nombre des maisons typiques que nous voyons, faites de pierre et de boue, ne sont accessibles que par des petits sentiers étroits. Les champs sont labourés sur les flancs des montagnes de haut en bas - un patchwork de rectangles colorés reposant quelquefois sur une pente à 35 degrés! Ils ont l'air d'être disposés au hasard mais se trouvent en fait dans les zones abrités des vents violents.

500 ans d'usure et de foi
Chaque village que nous passons possède au moins une superbe église. La plupart sont défoncées et ont l'air abandonnées mais elle sont en fait toujours utilisées par les villageois. Nous nous arrêtons pour en explorer une; un vieil homme s'approche et nous dit qu'elle a 400 ans et que celle du précédent village est la plus vieille église de Bolivie, datant de plus de 450 ans. Partout l'église est le plus gros monument du village, et le plus important.

Infesté de requins??????
Nous arrivons tard à Challapata, et la nuit tombe dans un froid pinçant. Une fanfare de trompettes et tromblons désaccordés joue au loin et résonne dans la nuit. L'air glacial et si léger donne l'impression que les instruments éclatent tout proche. Les chambres de notre hôtel ouvrent toutes sur un même balcon. La première chambre sent le pipi de chat, donc nous allons à celle du fond. Après nous être installés, nous découvrons que le toilettes dans la cour sont tellement malfaisantes et pestilescentes que nous nous plaignons et attendons 30 minutes que le type les nettoie. Il semble rebuté par notre demande. Je l'imagine en train de penser "C'est un chiotte! qu'est-ce qu'ils imaginent que ça sent?" Pour dîner, nous sommes affamés mais notre vache a un millimètre d'épaisseur et elle est frite jusqu'à sa seconde mort. Tout ceci, en plus des températures en dessous de zéro, est suffisant pour pousser n'importe qui dans la rue et acheter une bonbonne de whisky, ce qui est exactement ce que nous avons fait.

Fille à la mode
Le second jour de voyage, nous avons 200 kilomètres de piste superbe et désolée. Ornières de boue sèche coupant profondément dans la terre, étendues de sable, montagnes de cailloux et passages de terre rouge jalonnent notre chemin durant 6 heures de conduite tout-terrain. Nous franchissons plusieurs rivières, dont une de 300 mètres de large, et croisons des troupeaux de lamas avec des pompons roses accrochés aux oreilles. Vers la fin nous tombons sur de la mauvaise tôle ondulée, ce qui peut te faire vieillir les genoux de 10 ans en 10 kilomètres, et je descends de la moto plusieurs fois pour gémir et grimacer par terre. A part ça, le truc le plus chouette, c'est que nous n'avons vu que 2 voitures de toute la journée. Alors que la nuit tombe, nous atteignons finalement Uyuni à la recherche d'une nouvelle maison, euh... d'un hôtel.

Nous adorons tous les deux Uyuni mais nous pouvons à peine supporter le froid. Un jour nous prenons nos motos sur le Salar, le plus grand lac salé du monde - 120 kilomètres de côté. Certains endroits sont recouverts d'eau, alors que les surfaces sèches formes des croûtes hexagonales. Nous avons l'impression d'être sur une autre planète et fonçons sur nos motos les yeux fermés. Nous visitons aussi l'hôtel de sel. Les murs, sols, lits, tables, bar et même les plafonds sont complètement faits de sel. Pierre demande "Donde esta el hotel de pimienta?" ("Où est l'hôtel de poivre?") mais la famille indienne le regarde sans expression. Avec confiance, Pierre demande à d'autres locaux, mais personne ne pige. Ils le dévisagent avec l'air de dire "Il y a un hôtel de poivre aussi? Où ça?".

6 couches de mouton
Nous sommes à 3800 mètres et tous les jours, le ciel n'a aucun nuage, jamais un seul. Juste un bleu électrique partout. La nuit, la température tombe à -12. La porte de notre chalet est plein de fissures et de trous, impossible de rester chaud. Quand je me réveille le matin, je porte encore mes gants, mon écharpe et mon bonnet de laine, Pierre est enroulé autour de moi, les draps sont durs, notre déodorant est gelé, et les appareils-photo ne marchent pas parce qu'il fait trop froid pour les batteries. Nos lit ont 6 couvertures chaque. L'eau du robinet coule à 2 degrés et empiète sur mon hygiène et mes habitudes aquatiques. Les orteils et les doigts sont toujours trop froids et je pense à Hazzelrah, le lapin qui disait "Les humains disent qu'ils aiment l'hiver mais ce n'est pas vrai: ils aiment l'hiver tant qu'ils arrivent à y échapper".

Ce matin je suis réveillée par le cerveau de Pierre. Quelquefois je jurerais que je peux l'entendre travailler, et son bruit remplit la pièce.

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