Saturday - May 22, 2004

Valparaiso & Santiago

Greasy cables and patches of ice
Câbles graisseux et flaques de glace

Traveling ever northward, we find Valparaiso. Valparaiso is trumpeted by guide books and lauded by travelers we've met. For us though, it wasn't as fantastic. I still love how the entire city seems unnaturally compressed and seized with cramping. Houses stacked up the mountainside and onto each-other. Sections of the city are built on virtual cliffs, known as 'cerros', that hem the city. The only way to access these cliffs (unless you have an athletes heart) is by scary funiculars (aka. ascensores), which are tiny wooden boxes that are pulled up-and-down the cliffs by one, thick, heavily greased, cable. These contraptions were first built in 1883 and remain reliable to this day. Perhaps that's because Valparaiso keeps all the deaths a secret... (no death-toll was available at time of this printing).


One day out walking, we come across a school that is doing a city art project. It's a mosaic wrapping around a concrete barrier. We ask why there are no guys, and the teacher says, " the boys think that art is too sissy, they're inside practicing musical instruments". Incredible the early age at which kids absorb and form prejudices, and think in terms of higher and lower ranks, social classes, or grades. Talking about kid's prejudices, this one is just getting started all over the world, " Me no like George Bush"


The graveyard of Valparaiso is filled with vines and flowers trying to suffocate the tombs and mausoleums. The ancestral dead sit atop the finest viewpoint of the city. The dead people have a better view then most prime real estate owners. That's a phenomenon that seems to exist cross-culture. Give the dead people not only prime living space, but first-rate views as well. They like to see stuff.

We liked getting lost on the cobblestone streets and the dirt paths that snake around the cerros, but after a few-too-many-days of pollution, ( and yet another triumphant food poisoning for Pierre Saslawsky! ) we leave out of the city on an uncommon sunny day, and zoom towards Santiago.


We spend 6 nights in the capital, lots of money, but accomplishing very little. Santiago is boring because it looks and acts just like any typical western city, and makes me feel like I am in an anthill due to it's over-population. Consumerism here is pushed from the M to the A to the X.

We like observing the meat counters, they are so over-stuffed that the meat slabs at the bottom turn white as though strangled of all oxygen. In the pedestrian stores, there are 30-foot pyramids of shampoo and hand creams, 70% of the city is made out of #5 plastic, and the air stays constantly perfumed with the waft of carbon monoxide. But who cares?! Santiago has Sushi! We eat sushi 'till we can't eat more Sushi. - Then we eat sushi for 3 more days. We toast to Habibu, a man we met in Niger, Africa who was so offended after learning what sushi is, he almost cramped up and dropped to his knees with horror.

If you are visiting Chile, my 1st and greatest recommendation is to rent whatever you can get ahold of, and travel the Carretera Austral. Specifically, the piste from - to Cochrane. Southern Chile is still romantic and well- preserved in time. Gaucho cowboys riding their horses in the mountains is one of my favorite memories. How beautiful they are in their hand-made saddles. And even though it wasn't one of our favorites, I would still recommend Valparaiso as a city to see based on it's immense diversity of landscape, architecture and people.

We say good bye to Chile forever, and head back into the stellar Andean mountains who are getting used to our presence at this point.



To date, Pierre and I have ridden across deep sand, through freezing-violent rains, in thick mud, down steep mountains of loose rocks, and into 100mph winds, but never-ever have we rode on ice. Ice riding, otherwise known as ride-of-death, welcomed us at 11,000ft in the Andeans. We can't turn around on this steep mountain full of curves as the semi-trucks rush past us, and we are left without choice but to press on. We start our bikes, get on our bikes, ride towards that shinny, wet looking patch half-a-mile long covering the highway, hit the ice, nerves and muscles aging us 10 years, drive straight, drive slow, nothing you can do if you start to go down, and even worse, how the hell can we pick up a 300 lb chunk of metal off ice? We both reach the end at 2 mph, where I begin saying 1000's of hail Marys to purify my mouth of all the profanity that just ran out of it.


Valparaiso est encensée par les guides touristiques et louée par les voyageurs que nous avons rencontrés. Pour nous, ce n'était pas aussi fantastique que ça. J'ai quand-même adoré comme la ville entière a l'air artificiellement comprimée et saisie de contractures. Les maisons sont entassées sur les pentes des montagnes, les unes sur les autres. Certaines sections de la ville sont construites sur de vraies falaises, appelées les "cerros", qui dominent la ville. Le seul moyen d'accéder à ces falaises (à moins que vous n'ayez un coeur d'athlète), c'est de prendre des funiculaires qui font peur, des petites boites en bois qui sont tirées de haut en bas des falaises par un gros câble bien couvert de graisse. Ces engins ont été construits en 1883 et restent fiables. Peut-être parce que Valparaiso garde secret le chiffre des morts... (le compte des victimes n'était pas disponible au moment de la publication)


Un jour en marchant, nous tombons sur une classe de lycée faisant un projet d'art dans la rue. C'était une mosaïque faisant le tour d'une barrière en béton. Nous demandons pourquoi il n'y a aucun garçon et le prof explique que les types pensent que la mosaïque, c'est trop efféminé et qu'ils sont à l'intérieur en train de pratiquer différents instruments de musique. Incroyable comme depuis le plus jeune âge, les gosses absorbent et forment les préjugés et pensent en termes de classes, niveaux et valeurs supérieurs ou inférieurs. Parlant de préjugés de gamins, en voici un qui est en train de se développer partout au monde: "Moi, j'aime pas Georges Bush".


Le cimetière est rempli de vignes et de fleurs qui essaient de suffoquer les tombes et mausolées. Les morts d'antan sont installés sur le plus beau point de vue de la ville. Ils ont une meilleure vue que la plupart des propriétaires de quartiers huppés. C'est un phénomène apparemment cross-culturel. Donnez aux morts non-seulement les plus beaux logis, mais en plus une vue de première classe. Ils aiment bien voir les trucs autour.

Nous nous laissons perdre dans les rus pavées et les chemins de terre qui serpentent autour des cerros, mais après quelques jours de trop dans la pollution (et un superbe empoisonnement alimentaire de plus pour Pierre Saslawsky!), nous quittons la ville lors d'une rare journée ensoleillée et fonçons vers Santiago.

Nous passons 6 nuits dans la capitale, dépensons beaucoup d'argent, mais ne faisons pas grand-chose. Santiago est ennuyeuse parce qu'elle ressemble et se comporte comme n'importe quelle ville occidentale moyenne. Je m'y sens comme dans une fourmilière à cause de la surpopulation. Le consumérisme ici y est poussé au MAX-I-MUM.

Les étalages de viande nous plaisent bien, ils sont tellement sur-entassés que les morceaux de viande du bas deviennent blancs comme s'ils étaient privés d'oxygène. Il y a des pyramides de 10 mètres de haut de shampooing et crème pour les mains, 70% de la ville est fait de plastique d'emballage, et l'air est parfumé de monoxyde de carbone. Mais qui s'en soucie!? Il y a des sushis à Santiago! Nous bouffons des sushis jusqu'à ce que nous ne pouvons plus en avaler. Puis nous reprenons des sushis pour 3 jours de mieux. Nous portons un toast à Habibu, un type que nous avons rencontré au Niger qui fut tellement choqué en apprenant ce qu'était un sushi qu'il s'est presque écroulé au sol en se tenant le ventre d'horreur.

Si vous allez au Chili, ma première et plus grande recommandation, c'est d'aller louer ce que vous pouvez trouver et voyager le long de la Carretera Austral, la piste qui descend jusqu'à Cochrane. Le sud du Chili est encore romantique et si bien préservé. Les Gauchos chevauchant dans les montagnes est un de mes plus beaux souvenirs. Qu'ils étaient beaux sur leurs selles faites à la main! Ensuite, même si ce n'était pas une de mes préférées, je recommanderais quand-même la ville de Valparaiso, à voir pour son immense diversité de paysages, d'architecture et de populations.

Nous disons au-revoir au Chili pour toujours, et nous dirigeons à nouveau vers les magnifiques montagnes des Andes qui, à ce point, commencent à nous connaître.



Jusqu'à maintenant, Pierre et moi avons voyagé à travers le sable profond, les pluies violentes et glacées, la boue épaisse, descendu des montagnes de cailloux, et fait face à des vents de 150 kilomètres/heure, mais jamais-jamais nous n'avons conduit sur la glace. La conduite sur glace, autrement connue sous le nom de descente-de-la-mort, nous a accueilli à 3300 mètres d'altitude dans les Andes. Nous ne pouvons pas faire demi-tour sur cette montagne escarpée couverte d'épingles-à-cheveux avec les poids-lourds qui vombrissent en nous passant, et nous n'avons pas d'autre choix que de continuer. Nous démarrons les motos, grimpons dessus, et avançons vers cette tâche humide et brillante qui recouvre la chaussée sur un bon kilomètre, touchons la glace, les nerfs et les muscles nous font vieillir de 10 ans, restons bien droits, lentement, il n'y a rien que tu puisses faire si tu te casses la figure et même pire, comment diable pourrions-nous soulever de la glace un bloc de métal de 250 kilos? Nous atteignons tous les deux la fin à 3 kilomètres/heure, et je commence à prononcer des milliers d'Avé-Maria pour purifier ma bouche de toutes les profanités qui en sont juste sorties.


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