Wednesday - June 30, 2004

Thieves market

How to make a little money in Bolivia
Le marché aux voleurs - Comment se faire un peu d'argent en Bolivie

Nutritious - delicious
Cochabamba is a lot of concrete, and the only thing I find aesthetically interesting is the huge market here. Massive, it is the largest market in all of Bolivia. Different sections of electronics, clothing, labyrinths of religious items, and overflowing stalls of fruits and spices. Just when you think you won't find that Donald Duck swinging lantern you've always wanted, there it is! Handmade shoes, skinned-alive bloody skulls, and imported clothing for Barbie alongside wheel-barrows full of bananas that are being pushed around by Bolivian women in their traditional bowler hats, from which two magnificent black braids emerge. Two older women behind a raw meat counter see me and laugh, "Gringa!". Everywhere there is street food on carts, bands playing oompah-loompah music, old beggars, and... a thief. This specific thief and I did a dance in which I lost. He bumped into me so hard that it spun me, he then threw his hat in a mud-puddle and blamed me for it, at the same time this is happening, his accomplice is grabbing our little camera from my pocket. Within 2 seconds I know what's happening. I reach for the camera, and yell to Pierre "Camera!". We chase the little verminous man as Pierre yells for the police. After catching him we tear his bags apart, while he wails victim whines of, "Nooo, Noooo!". A crowd gathers and it's obvious he doesn't have it, and that his accomplice is long gone. I should be thankful this is the only thing on the entire trip we've had stolen (truly astounding), but I only have a head of mad. The camera was full of my photography, quite expensive, and I want to torture squalid-little man until he "squeals like a pig". This certainly reveals how deeply all those Buddha books I've been reading are sinking in. Peace out.

If you teach a man to fish...
Bolivia is poor. I talk with Rodrigo about the economy of the middle class, and he tells me that a mine worker, working 6 days a week in dangerous, mid-evil conditions makes about 1200 Bolivianos, that's US$150. He says the girl working at a dry cleaners probably works morning to night and takes home around 400 Bolivianos a week (US$50). Housekeepers though, have it quite bad. Wealthier families hire them, and pay them only 250 Bolivianos a month claiming, "We give you a house to live, clothes and food, so what more could you want?". The problem is that the "house" is a tiny shack out back, the "clothes" are hand-me-downs no one else wants, and the entire situation sets the maid up so dependent that she can't escape. Rodrigo tells me there was such abuses with this, that laws were recently passed stating these women could "only" work 6 days a week, 10 hours a day (how lucky! I feel good), but that many of these women are still forced to work 7 days a week, are worked to death, and are unable to break the cycle. Also on the bottom range of the work force are the miners of Potosi. Pierre took a tour of the mines and discovered indeed, the conditions, safety precautions and tools had not changed much from the medieval conditions of when the mine first opened in 1545. Offerings of cigarettes and alcohol are still given to a white devil, and most men imbibe 96% alcohol and coca leaves just to numb themselves enough to continue working. You can read about the infamous Potosi mines straight from the noggin' of Pierre: click here.

Nutritif et délicieux
Cochabamba est toute en béton et la seule chose que je trouve esthétiquement intéressante ici, c'est l'immense marché. Massif. C'est le plus grand marché de Bolivie. Différentes sections pour l'électronique, les habits, des labyrinthes de babioles religieuses et des stands débordants de fruits et d'épices. Juste quand vous commencez à penser que vous ne trouverez jamais cette lanterne de Donald Duck dont vous rêvez, la voici! Chaussures faites-main, crânes sanglants dépecés vifs, vêtements pour Barbie, et à côté des brouettes pleines de bananes poussées à la ronde par des Boliviennes portant leur traditionnel chapeau-melon dont émergent deux superbes tresses toutes noires. Deux femmes âgées derrière un comptoir à viande me voient et éclatent de rire "Gringa!". Partout on voit des stands de bouffe ambulants, des fanfares, des vieux mendiants et... un voleur. Ce voleur-là et moi ont fait un petite danse dans laquelle j'ai perdu. Il m'est rentré dedans tellement fort que j'ai fait une pirouette, ensuite il a envoyé son chapeau dans une flaque de boue et m'a crié dessus, et alors que tout ça se déroulait, son complice a attrapé notre petit appareil-photo dans ma poche. En 2 secondes, je comprends ce qui se passe. Je mets la main dans la poche et hurle à Pierre "l'appareil-photo!". Nous pourchassons la petite vermine alors que Pierre appelle la Police. Nous attrapons le gars et déballons tous ses sacs pendant qu'il gémit comme une victime "Non, nooon!". Une foule s'agglutine et c'est clair que le type n'a pas l'appareil-photo et que son complice est déjà loin. Je devrais être reconnaissante que de tout le voyage, c'est la seule chose qu'on nous ait volé (vraiment étonnant), mais j'ai quand-même la tête en furie. L'appareil avait plein de photos et coûtait pas mal d'argent, et j'ai envie de torturer le petit salopiot jusqu'à ce qu'il se mette à hurler comme un cochon. Ceci révèle certainement la profondeur avec laquelle j'ai assimilé tous ces livres sur le Bouddha que j'ai lus. Bon... on se calme.

Si tu apprends un homme à pêcher...
La Bolivie est pauvre. Je parle avec Rodrigo de l'économie de la classe moyenne et il m'apprends qu'un mineur travaillant 6 jours par semaine dans des conditions dangereuses et assez infernales ggne environ 1200 Bolivianos, ce qui fait 150 dollars. Il dit qu'une fille qui travaille dans une teinturerie du matin au soir ramène à la maison environ 400 Bolivianos (50 dollars) par semaine. Par contre, le personnel de maison l'a plutôt dure. Les familles riches les emploient et ne les payent que 250 Bolivianos par mois sous l'excuse que "Nous vous donnons un logement, des vêtements et la nourriture, que voulez-vous de plus?". Le problème, c'est que le "logement" est un petit taudis dans le fond du jardin, les "vêtements" sont des fripes que la famille ne veut plus, et la situation dans son ensemble place l'employée de maison dans une telle dépendance qu'elle ne peut pas s'échapper. Rodrigo m'explique qu'il y a eu tellement d'abus avec ça qu'une loi a été récemment votée stipulant que ces femmes ne pouvaient travailler "que" 6 jours par semaine et 10 heures par jour (quelle chance! je respire) mais beaucoup sont encore obligées de bosser 7 jours par semaines, harassées de travail et incapables de briser le cycle. Mais le bas-fond de la classe ouvrière, ce sont les mineurs de Potosi. Pierre a fait un tour dans les mines et a découvert qu'en fait les conditions, la sécurité et les outils n'avaient que peu changé depuis la situation médiévale qui y régnait quand la mine ouvrit en 1545. On y donne encore des cigarettes ou de l'alcool en offrande à un diable blanc, et la plupart des hommes s'imbibent d'alcool à 96 degrés et de feuilles de coca pour se défoncer suffisamment et continuer le travail. Vous pouvez en lire plus sur les fameuses mines de Potosi grâce au labeur de Pierre: cliquez ici.

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