Valparaiso & Santiago
Greasy cables and patches of ice
Câbles
graisseux et flaques de glace
Traveling ever northward, we find
Valparaiso. Valparaiso is trumpeted by guide books and lauded by travelers we've met. For
us though, it wasn't as fantastic. I still love how the entire city seems unnaturally
compressed and seized with cramping. Houses stacked up the mountainside and onto
each-other. Sections of the city are built on virtual cliffs, known as 'cerros', that hem
the city. The only way to access these cliffs (unless you have an athletes heart) is by
scary funiculars (aka. ascensores), which are tiny wooden boxes that are pulled
up-and-down the cliffs by one, thick, heavily greased, cable. These contraptions were
first built in 1883 and remain reliable to this day. Perhaps that's because Valparaiso
keeps all the deaths a secret... (no death-toll was available at time of this printing).
One day out
walking, we come across a school that is doing a city art project. It's a mosaic wrapping
around a concrete barrier. We ask why there are no guys, and the teacher says, " the boys
think that art is too sissy, they're inside practicing musical instruments". Incredible
the early age at which kids absorb and form prejudices, and think in terms of higher and
lower ranks, social classes, or grades. Talking about kid's prejudices, this one is just
getting started all over the world, " Me no like George Bush"
The graveyard of Valparaiso is filled with vines and
flowers trying to suffocate the tombs and mausoleums. The ancestral dead sit atop the
finest viewpoint of the city. The dead people have a better view then most prime real
estate owners. That's a phenomenon that seems to exist cross-culture. Give the dead people
not only prime living space, but first-rate views as well. They like to see stuff.
We liked getting lost on the cobblestone streets and the dirt paths that snake
around the cerros, but after a few-too-many-days of pollution, ( and yet another
triumphant food poisoning for Pierre Saslawsky! ) we leave out of the city on an uncommon
sunny day, and zoom towards Santiago.
We spend 6 nights in the capital, lots
of money, but accomplishing very little. Santiago is boring because it looks and acts just
like any typical western city, and makes me feel like I am in an anthill due to it's
over-population. Consumerism here is pushed from the M to the A to the X.
We like
observing the meat counters, they are so over-stuffed that the meat slabs at the bottom
turn white as though strangled of all oxygen. In the pedestrian stores, there are 30-foot
pyramids of shampoo and hand creams, 70% of the city is made out of #5 plastic, and the
air stays constantly perfumed with the waft of carbon monoxide. But who cares?! Santiago
has Sushi! We eat sushi 'till we can't eat more Sushi. - Then we eat sushi for 3 more
days. We toast to Habibu, a man we met in Niger, Africa who was so offended after learning
what sushi is, he almost cramped up and dropped to his knees with horror.
If you are visiting Chile, my 1st and greatest
recommendation is to rent whatever you can get ahold of, and travel the Carretera Austral.
Specifically, the piste from - to Cochrane. Southern Chile is still romantic and well-
preserved in time. Gaucho cowboys riding their horses in the mountains is one of my
favorite memories. How beautiful they are in their hand-made saddles. And even though it
wasn't one of our favorites, I would still recommend Valparaiso as a city to see based on
it's immense diversity of landscape, architecture and people.
We say good bye to
Chile forever, and head back into the stellar Andean mountains who are getting used to our
presence at this point.
To date, Pierre and I have ridden across deep sand,
through freezing-violent rains, in thick mud, down steep mountains of loose rocks, and
into 100mph winds, but never-ever have we rode on ice. Ice riding, otherwise known as
ride-of-death, welcomed us at
11,000ft in the Andeans. We can't turn around on this steep mountain full of curves as the
semi-trucks rush past us, and we are left without choice but to press on. We start our
bikes, get on our bikes, ride towards that shinny, wet looking patch half-a-mile long
covering the highway, hit the ice, nerves and muscles aging us 10 years, drive straight,
drive slow, nothing you can do if you start to go down, and even worse, how the hell can
we pick up a 300 lb chunk of metal off ice? We both reach the end at 2 mph, where I begin
saying 1000's of hail Marys to purify my mouth of all the profanity that just ran out of
it.
Valparaiso
est encensée par les guides touristiques et louée par les voyageurs que nous avons
rencontrés. Pour nous, ce n'était pas aussi fantastique que ça. J'ai quand-même adoré
comme la ville entière a l'air artificiellement comprimée et saisie de contractures. Les
maisons sont entassées sur les pentes des montagnes, les unes sur les autres. Certaines
sections de la ville sont construites sur de vraies falaises, appelées les "cerros", qui
dominent la ville. Le seul moyen d'accéder à ces falaises (à moins que vous n'ayez un
coeur d'athlète), c'est de prendre des funiculaires qui font peur, des petites boites en
bois qui sont tirées de haut en bas des falaises par un gros câble bien couvert de
graisse. Ces engins ont été construits en 1883 et restent fiables. Peut-être parce que
Valparaiso garde secret le chiffre des morts... (le compte des victimes n'était pas
disponible au moment de la publication)
Un jour en marchant, nous tombons sur
une classe de lycée faisant un projet d'art dans la rue. C'était une mosaïque faisant le
tour d'une barrière en béton. Nous demandons pourquoi il n'y a aucun garçon et le prof
explique que les types pensent que la mosaïque, c'est trop efféminé et qu'ils sont à
l'intérieur en train de pratiquer différents instruments de musique. Incroyable comme
depuis le plus jeune âge, les gosses absorbent et forment les préjugés et pensent en
termes de classes, niveaux et valeurs supérieurs ou inférieurs. Parlant de préjugés de
gamins, en voici un qui est en train de se développer partout au monde: "Moi, j'aime pas
Georges Bush".
Le
cimetière est rempli de vignes et de fleurs qui essaient de suffoquer les tombes et
mausolées. Les morts d'antan sont installés sur le plus beau point de vue de la ville. Ils
ont une meilleure vue que la plupart des propriétaires de quartiers huppés. C'est un
phénomène apparemment cross-culturel. Donnez aux morts non-seulement les plus beaux
logis, mais en plus une vue de première classe. Ils aiment bien voir les trucs
autour.
Nous nous laissons perdre dans les rus pavées et les chemins de terre qui
serpentent autour des cerros, mais après quelques jours de trop dans la pollution (et un
superbe empoisonnement alimentaire de plus pour Pierre Saslawsky!), nous quittons la ville
lors d'une rare journée ensoleillée et fonçons vers Santiago.
Nous passons 6 nuits
dans la capitale, dépensons beaucoup d'argent, mais ne faisons pas grand-chose. Santiago
est ennuyeuse parce qu'elle ressemble et se comporte comme n'importe quelle ville
occidentale moyenne. Je m'y sens comme dans une fourmilière à cause de la surpopulation.
Le consumérisme ici y est poussé au MAX-I-MUM.
Les étalages de viande nous plaisent
bien, ils sont tellement sur-entassés que les morceaux de viande du bas deviennent blancs
comme s'ils étaient privés d'oxygène. Il y a des pyramides de 10 mètres de haut de
shampooing et crème pour les mains, 70% de la ville est fait de plastique d'emballage, et
l'air est parfumé de monoxyde de carbone. Mais qui s'en soucie!? Il y a des sushis à
Santiago! Nous bouffons des sushis jusqu'à ce que nous ne pouvons plus en avaler. Puis
nous reprenons des sushis pour 3 jours de mieux. Nous portons un toast à Habibu, un type
que nous avons rencontré au Niger qui fut tellement choqué en apprenant ce qu'était un
sushi qu'il s'est presque écroulé au sol en se tenant le ventre d'horreur.
Si vous allez au Chili, ma première et
plus grande recommandation, c'est d'aller louer ce que vous pouvez trouver et voyager le
long de la Carretera Austral, la piste qui descend jusqu'à Cochrane. Le sud du Chili est
encore romantique et si bien préservé. Les Gauchos chevauchant dans les montagnes est un
de mes plus beaux souvenirs. Qu'ils étaient beaux sur leurs selles faites à la main!
Ensuite, même si ce n'était pas une de mes préférées, je recommanderais quand-même la
ville de Valparaiso, à voir pour son immense diversité de paysages, d'architecture et de
populations.
Nous disons au-revoir au Chili pour toujours, et nous dirigeons à
nouveau vers les magnifiques montagnes des Andes qui, à ce point, commencent à nous
connaître.
Jusqu'à maintenant, Pierre et moi avons
voyagé à travers le sable profond, les pluies violentes et glacées, la boue épaisse,
descendu des montagnes de cailloux, et fait face à des vents de 150 kilomètres/heure, mais
jamais-jamais nous n'avons conduit sur la glace. La conduite sur glace, autrement connue
sous le nom de
descente-de-la-mort, nous a
accueilli à 3300 mètres d'altitude dans les Andes. Nous ne pouvons pas faire demi-tour sur
cette montagne escarpée couverte d'épingles-à-cheveux avec les poids-lourds qui
vombrissent en nous passant, et nous n'avons pas d'autre choix que de continuer. Nous
démarrons les motos, grimpons dessus, et avançons vers cette tâche humide et brillante qui
recouvre la chaussée sur un bon kilomètre, touchons la glace, les nerfs et les muscles
nous font vieillir de 10 ans, restons bien droits, lentement, il n'y a rien que tu puisses
faire si tu te casses la figure et même pire, comment diable pourrions-nous soulever de la
glace un bloc de métal de 250 kilos? Nous atteignons tous les deux la fin à 3
kilomètres/heure, et je commence à prononcer des milliers d'Avé-Maria pour purifier ma
bouche de toutes les profanités qui en sont juste sorties.