Thieves market
How to make a little money in Bolivia
Le
marché aux voleurs - Comment se faire un peu d'argent en Bolivie
Cochabamba is a lot of concrete, and the only thing I find
aesthetically interesting is the huge market here. Massive, it is the largest market in
all of Bolivia. Different sections of electronics, clothing, labyrinths of religious
items, and overflowing stalls of fruits and spices. Just when you think you won't find
that Donald Duck swinging lantern you've always wanted, there it is! Handmade shoes,
skinned-alive bloody skulls, and imported clothing for Barbie alongside wheel-barrows full
of bananas that are being pushed around by Bolivian women in their traditional bowler
hats, from which two magnificent black braids emerge. Two older women behind a raw meat
counter see me and laugh, "Gringa!". Everywhere there is street food on carts, bands
playing oompah-loompah music, old beggars, and... a thief. This specific thief and I did a
dance in which I lost. He bumped into me so hard that it spun me, he then threw his hat in
a mud-puddle and blamed me for it, at the same time this is happening, his accomplice is
grabbing our little camera from my pocket. Within 2 seconds I know what's happening. I
reach for the camera, and yell to Pierre "Camera!". We chase the little verminous man as
Pierre yells for the police. After catching him we tear his bags apart, while he wails
victim whines of, "Nooo, Noooo!". A crowd gathers and it's obvious he doesn't have it, and
that his accomplice is long gone. I should be thankful this is the only thing on the
entire trip we've had stolen (truly astounding), but I only have a head of mad. The camera
was full of my photography, quite expensive, and I want to torture squalid-little man
until he "squeals like a pig". This certainly reveals how deeply all those Buddha books
I've been reading are sinking in. Peace out.
Bolivia is poor. I talk with Rodrigo about the economy of the middle
class, and he tells me that a mine worker, working 6 days a week in dangerous, mid-evil
conditions makes about 1200 Bolivianos, that's US$150. He says the girl working at a dry
cleaners probably works morning to night and takes home around 400 Bolivianos a week
(US$50). Housekeepers though, have it quite bad. Wealthier families hire them, and pay
them only 250 Bolivianos a month claiming, "We give you a house to live, clothes and food,
so what more could you want?". The problem is that the "house" is a tiny shack out back,
the "clothes" are hand-me-downs no one else wants, and the entire situation sets the maid
up so dependent that she can't escape. Rodrigo tells me there was such abuses with this,
that laws were recently passed stating these women could "only" work 6 days a week, 10
hours a day (how lucky! I feel good), but that many of these women are still forced to
work 7 days a week, are worked to death, and are unable to break the cycle. Also on the
bottom range of the work force are the miners of Potosi. Pierre took a tour of the mines
and discovered indeed, the conditions, safety precautions and tools had not changed much
from the medieval conditions of when the mine first opened in 1545. Offerings of
cigarettes and alcohol are still given to a white devil, and most men imbibe 96% alcohol
and coca leaves just to numb themselves enough to continue working. You can read about the
infamous Potosi mines straight from the noggin' of Pierre:
click here.
Cochabamba est toute en béton et la seule chose que
je trouve esthétiquement intéressante ici, c'est l'immense marché. Massif. C'est le plus
grand marché de Bolivie. Différentes sections pour l'électronique, les habits, des
labyrinthes de babioles religieuses et des stands débordants de fruits et d'épices. Juste
quand vous commencez à penser que vous ne trouverez jamais cette lanterne de Donald Duck
dont vous rêvez, la voici! Chaussures faites-main, crânes sanglants dépecés vifs,
vêtements pour Barbie, et à côté des brouettes pleines de bananes poussées à la ronde par
des Boliviennes portant leur traditionnel chapeau-melon dont émergent deux superbes
tresses toutes noires. Deux femmes âgées derrière un comptoir à viande me voient et
éclatent de rire "Gringa!". Partout on voit des stands de bouffe ambulants, des fanfares,
des vieux mendiants et... un voleur. Ce voleur-là et moi ont fait un petite danse dans
laquelle j'ai perdu. Il m'est rentré dedans tellement fort que j'ai fait une pirouette,
ensuite il a envoyé son chapeau dans une flaque de boue et m'a crié dessus, et alors que
tout ça se déroulait, son complice a attrapé notre petit appareil-photo dans ma poche. En
2 secondes, je comprends ce qui se passe. Je mets la main dans la poche et hurle à Pierre
"l'appareil-photo!". Nous pourchassons la petite vermine alors que Pierre appelle la
Police. Nous attrapons le gars et déballons tous ses sacs pendant qu'il gémit comme une
victime "Non, nooon!". Une foule s'agglutine et c'est clair que le type n'a pas
l'appareil-photo et que son complice est déjà loin. Je devrais être reconnaissante que de
tout le voyage, c'est la seule chose qu'on nous ait volé (vraiment étonnant), mais j'ai
quand-même la tête en furie. L'appareil avait plein de photos et coûtait pas mal d'argent,
et j'ai envie de torturer le petit salopiot jusqu'à ce qu'il se mette à hurler comme un
cochon. Ceci révèle certainement la profondeur avec laquelle j'ai assimilé tous ces livres
sur le Bouddha que j'ai lus. Bon... on se calme.
La Bolivie est pauvre. Je parle avec Rodrigo de l'économie de la
classe moyenne et il m'apprends qu'un mineur travaillant 6 jours par semaine dans des
conditions dangereuses et assez infernales ggne environ 1200 Bolivianos, ce qui fait 150
dollars. Il dit qu'une fille qui travaille dans une teinturerie du matin au soir ramène à
la maison environ 400 Bolivianos (50 dollars) par semaine. Par contre, le personnel de
maison l'a plutôt dure. Les familles riches les emploient et ne les payent que 250
Bolivianos par mois sous l'excuse que "Nous vous donnons un logement, des vêtements et la
nourriture, que voulez-vous de plus?". Le problème, c'est que le "logement" est un petit
taudis dans le fond du jardin, les "vêtements" sont des fripes que la famille ne veut
plus, et la situation dans son ensemble place l'employée de maison dans une telle
dépendance qu'elle ne peut pas s'échapper. Rodrigo m'explique qu'il y a eu tellement
d'abus avec ça qu'une loi a été récemment votée stipulant que ces femmes ne pouvaient
travailler "que" 6 jours par semaine et 10 heures par jour (quelle chance! je respire)
mais beaucoup sont encore obligées de bosser 7 jours par semaines, harassées de travail et
incapables de briser le cycle. Mais le bas-fond de la classe ouvrière, ce sont les mineurs
de Potosi. Pierre a fait un tour dans les mines et a découvert qu'en fait les conditions,
la sécurité et les outils n'avaient que peu changé depuis la situation médiévale qui y
régnait quand la mine ouvrit en 1545. On y donne encore des cigarettes ou de l'alcool en
offrande à un diable blanc, et la plupart des hommes s'imbibent d'alcool à 96 degrés et de
feuilles de coca pour se défoncer suffisamment et continuer le travail. Vous pouvez en
lire plus sur les fameuses mines de Potosi grâce au labeur de Pierre:
cliquez ici.